Vers la République autoritaire ? de Jean-Philippe Melchior


L’Association Fantastinet modèrera une table ronde durant les Mycéliades avec Ketty Steward et Jean-Philippe Melchior. Le thème ? Nos futurs en chantier : de la lucidité de l’effondrement à l’imaginaire de la reconstrution.

En préparation de cet échange, j’ai voulu découvrir l’universitaire et son texte Vers la République autoritaire ?

Jean-Philippe Melchior nous retrace les 40 dernières années politiques, depuis l’élection de François Mitterrand à la dissolution de l’Assemblée Nationale par Emmanuel Macron.

Plus qu’une revue des événements majeurs des dernières décennies, c’est surtout le changement des modèles politiques et un glissement de plus en plus marqué vers un autoritarisme d’état.

A l’heure où l’extrême droite n’a jamais été si proche du pouvoir, le texte de Jean-Philippe Melchior va nous permettre de mieux comprendre les leviers qui nous ont mené dans cette situation et les signes, aussi, de l’importance d’une réaction.

Ce que je retiendrai principalement, c’est la perte de confiance des populations ouvrières vis-à-vis des forces de gauche….

Editions Eric Jamet (Septembre 2024) – 133 pages – 14 € – 9782904724909

SI « LE PIRE N’EST PAS TOUJOURS CERTAIN », COMME L’AFFIRMAIT LE DRAMATURGE ESPAGNOL PEDRO CALDERON, IL EST NÉCESSAIRE DE L’ENVISAGER POUR POUVOIR L’ÉVITER.

Depuis 40 ans en France, les choix faits par les différents gouvernements ont le plus souvent conduit à la mise en difficulté des services publics, à l’élargissement de la sphère marchande, à la financiarisation de l’économie, à la baisse du coût du travail, à la dérégulation du marché du travail et à la remise en question de nombreux conquis sociaux. Autrement dit à la rétraction de la dimension sociale de l’État.

Parmi les effets sociaux et politiques de ces choix, il y a l’augmentation de la précarité et des inégalités, ainsi que l’usure accélérée des gouvernants. Ces choix ont brouillé progressivement les repères de nombreux électeurs qui ont fini par basculer dans l’abstention ou voter pour l’extrême-droite qui se rapproche du pouvoir. En revenant sur les principales dynamiques sociales et politiques à l’œuvre durant les quatre dernières décennies, ce livre entend montrer que, en l’absence de projet alternatif capable de mettre fin à la dictature des marchés, à l’enrichissement indécent de quelques uns au détriment de la grande majorité, et à la logique de destruction des écosystèmes, la remise en question du compromis social intrinsèquement liée au projet néolibéral ne peut conduire qu’à une République autoritaire.


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